EtoilePerdante [Part. 2]

Part 1: etoileperdante.canalblog.com | Et quand on me demande pourquoi j'écris, je répond que c'est parce que je ne peux pas crier.

25.09.09

"There's a corner of your heart/... for me/../Just stay in the corner of your heart/.." [INGRID MICHAELSON]

["Attendez-moi, je me noie"]

      Comme qui dirait la chanson.

078

Un moment est venu, je saisis le clavier instinctivement après une douche qui n'aura pas remise mes émotions off.
Pourquoi est-elle si infâme? Pourquoi je ne supporte plus les piques et phrases assassines. Est-ce moi qui suis trop susceptible (propre que je n'ai jamais eu auparavant). M'humilier, me condamner alors que j'étais exonéréé, m'accuser, me détester.
Je n'aurai jamais dû être cette fille, elle ne m'a pas voulu en fait. Je sens son regret, indélébile, je transpire la haine à son égard. A leurs égards. Je les déteste, les hais comme ça n'est pas permis. Déverser cette haine, je ne peux pas et si je le pourrai, cela me serai interdit. Dès que je prononce une parole, elle est assassine et on me tue par une réponse, inappropriée qui plus est.

Je cherche le havre de paix où je pourrai ne pas dormir, ne pas manger, fumer de l'herbe, boire à en vômir dans mes toilettes, me lever à 11h sans regrets. Gérer mon temps, mes passions, mes emballements, où je pourrai tout claquer quand P. m'énervera. Couper leurs photos, rire loin d'eux enfin, et pas faire la salle de bain tous les jours si ça ne me chante pas.
Ce n'est pas l'étouffement, c'est une noyade pas dans de l'eau, dans du chlore. Il puait, je le sentais au loin et pourtant je suis dedans, alors en plus de sentir cette odeur forte et inaltérable, mes poumons s'en délectent...à en mourir.
La tête est lourde, imagine des projets de vengeance, imagine une vie, ma vie. Celle où je serai l'héroïne, je serai seule dans l'histoire, avec plein d'animaux, inoffensifs, pas de cotoyés, ni de gens supportés. Qu'on m'apprenne la paix, comme poursuit la chanson. Où les sentiments de peur et de rage n'y seront plus. Où je passerai pas pour une éternelle ado en mal de vivre, à 23 ans on appelle plus ça comme ça.
Je fais comme si tout va bien, je passe ma vie à simuler, dissimuler. Que je me sente bien, ô oui, que je rigole avec mon grand sourire qui plaît à tous, mes yeux amandés et ma faculté à rire de tout. Se cache derrière le plus beau rire la plus lourde des larme qui ne tombera jamais. Je vis une existence scindée en deux: celle de la vie à tous riante, et aimante, et celle qui répudie le plus insignifiant soupir que j'ai poussé depuis ce fameux suicide d'Hitler en l'an Tchernobyl.
A force d'haïr ma vie, je me haïs moi-même encore plus.
C'est quand le clap de fin où on dit "coupé" par la même? Qu'on me donne la chance de guérir, comme dirait la chanson.


"Corner Of Your Heart" - ingrid Michaelson

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24.09.09

"What if I'm not what you think I am/What if I fall further than you/.."[I.MICHAELSON]

[I'm giving up for you]

                Et la lumière fût.

P. est resté. Oui, il y a eu un désistement et il occupe la place vacante
Cela signifie tout simplement qu'on a une chance de s'aimer.
Toute la journée je veux écrire, ce que je vois, ressens, mais là, je sèche.
Juste la musique d'Ingrid Michaelson et je l'attend pour une visio.

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"Giving Up" - Ingrid Michaelson

          

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11.09.09

"You make me wanna be a man/I do the best that I can/..." [PLEASURE P]

SNC00541*


[No suprises, comme dans la chanson aussi]


        Le son: "Karma Police" - Radiohead   

   Ma douche paraissait éternelle. Je repensais à tout. Je ne pensais pas que ça allait me faire mal, pas à ce point. P., Prince P. (comme dans l'histoire) que devrai-je dire, devra retourner en UK. Cet connaissance du lycée, un S dégueulasse, et moi la L bouffonée, avons appris à se connaître et voilà qu'on arrive plus sans.
   Depuis mars 2009, oui, depuis le jour de droit commercial 2, le 16 juin 2009, dans ce parc à l'Isle*** qu'il m'a embrassé. Son premier coup de coeur, j'étais tourmentée par sa gentilesse, son innocence encore frêle. Je suis tombée amoureuse de son rire, sa voix si particulière, ses mimiques, ses baisers d'une tendresse passionnée, ses mains qui me touchent, lui et moi dans la 206 cyan métalisée à se batailler contre le GPS et à regarder de travers les voitures qui passent devant nous. Alors, je lève ma jupe, frotte ma jambe contre sa main, encore sur son paumeau de vitesse chromé, je cherche à le déconcentrer, il l'est et je l'embrasse dans le cou, sur les bras, et il conduit. On va à Roissy, à Eng***, à Cham*** à l'hôtel, la place à l'ombre sur le parking de ma fac à faires des saloptés. J'ai béni cette période où il venait me rejoindre au taf saisonnier, une heure et demi de trajet pour partager mes 40 minutes de trajet jusqu'à Gardu et mettre dans mon TER. J'ai apprécié les nuits où on s'est endormi au téléphone en parlant.
   *Le suçon. Nom de Dieu qu'il l'a pas raté. Et dire que c'était qu'un accident "Mords, aller mords" - "C'est mort, je sais pas en faire" qu'il me dit. Et POUM, son cri, "prend en photo que je vois l'ampleur des dégâts!... Au mon Dieu, je fais comment pour rentrer chez moi..?!" - "Ben en train". Et la voilà.
   J'aimerai encore faire l'amour avec lui, et passer la période froide des fêtes et de la tristesse aussi, rentrée, Noël, Nouvel An séquestré, partiels et manteau Zara.
   Il part vendredi prochain et je serai comme orpheline d'une nouvelle chance qu'on m'a laissé et qu'on m'a repris.
   "Désolé pour la fausse joie, je pensais que l'école allait me prendre, sincèrement désolé", tu n'as pas à l'être. Comme bon juriste dirai "Le principe: tu pars; l'exception: tu restes". Tout le monde ne peut pas être l'exception, c'est un honneur d'être le droit spécial qui prime sur le droit commun.
   Je déteste tout. J'ai connu son parfum, sa peau presque zébrée, sa barbe de trois jours qu'il a en permanence, ses lèves pulpeuses et son sourire.
   Je vais sûrement m'en remettre et c'est ça qui me tue, je ne veux pas.

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+prise en cachette, il hait comme j'aime.


"Can't Let You Go" - CHRIS BROWN feat. BOW WOW & PLEASURE P.

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15.08.09

*1:48* du Clair De Lune [DEBUSSY]

[The Last Day Job]

       Ça finira en CDD.

C'était hier que mon contrat à durée déterminée a été rompu. C'est dès aujourd'hui que je reprend la vie normale. Celle où on reste cloîtrer à rendre des services. J'ai fait la connaissance de personne, de personnalités drôles et attachantes autant que de pétasses aussi.
C'est depuis deux semaines que RC et moi c'est fini. Encore et encore. La boucle du contrat déterminé aura valu un an encore. Sur le coup, je ne réalisais pas. P. présent adorable, me comblait de trop. Quand soudain j'entend une chanson, puis je vois la date "Où étais-je l'année denière à cette date? Que faisais-je?", puis une autre chanson encore. Je revois le chemin qu'on parcourait en van pour quitter de chez lui, rejoindre la ville. On se bip mutuellement, on se rate. Tous les jours un appel manqué sur son téléphone ou sur mon mobile. Jusqu'à hier soir, dans la turpitude, je ne bip plus, je l'appelle. L'aurai-je bippé ça aurait été foutu aussi car il a décroché dès la seconde sonnerie. Je lui demande pourquoi il m'avait appellé "Parce que tu m'avais bippé tel jour" répond-t-il. Je lui lâche "Ecoute, il faut plus qu'on s'appelle, ça sert à rien" et les sanglots étouffés depuis une semaine déjà devienne des cris que je ne parvenais plus à contenir, comme hystérique de réaliser que tout m'échappe, que tout se lasse finalement. Je suis véléitaire en amour et ça me désespère.
Lundi. P. et moi. RDV sexuel à l'hôtel. On part faire une course dans un hyper non-loin de ma bourgade. On tape en plein avec un voisin, la journée commence en trombe oui. Sur mes complaintes de garder le silence, je fuis avec P. Tout allait mal, le week-end, P., je ne lui parlais plus. Je ne sais pas pourquoi. Je réclame le droit d'être son Dieu. Alors dès qu'il se détourne, c'est un blasphème que je ne pardonne pas, le dogme du pardon qui ne m'appartient pas, c'est pour cela que je l'admire dans "To Be Reborn" de Boy George. Je ne parlais plus, je ne respirais plus, je ne riais plus, ne souriais plus, je l'ignorais royalement, délibérément, honteusement. Puis on est parti, on a fait l'amour, toute la journée. On a tenté car comme toujours j'étais bloquée. Je repensais aux nuits volées sur le toit de la maison là-bas, avec RC. On peut dire que c'est lui qui m'aura vraiment défloré. Cette façon de faire, cette tendresse, cet accord. Il était expérimenté malgré son unique précédente aventure. On était en osmose je crois, c'était la passion plus que l'amour qui nous animait, du coup tout était passioné entre lui & moi. RC.. Souvenir anéanti par les coups de magie noir de sa mère comme qui dirait. P. était heureux, pire même. Cet état est innomé encore. C'était bien. J'étais bien mieux que la veille et les jours d'après. C'était une partie de jambes en l'air, voilà tout. Où le sexe rend le sourire car on se sent aimé, admiré, désiré. Je retrouve pas l'état de perdition d'avec ... amoureusement parlant. Je suis anéantie par les obligations, les onze matières, et tellement je suis anéantie par ça on va laisser un gros blanc pour faire mine que j'en ai parlé mais on va pas le faire car je suis (oui anéantie)











Voilà.
A l'hôpital, lieu du travail saisonnier, j'ai eu des touches. Et dès les premières envolées sauvage avec P ("dans les nerfs, des coups peuvent partir, dans des cas de figures (...)" qu'il m'a dit), dès ses sorties avec son équipe là et moi ruminant telle la vache qui pleure dans mon ptn de pâturage; alors j'ai eu des touches et je me suis laissée approchée. J'ai même pris un numéro de téléphone.. je ne les ai pas (encore) composé. A vrai dire je ne sais pas quoi faire. Pour différents facteurs, je sais que ça ne mènera à rien. ce n'est que gourmandise que de vouloir appellé, et y goûter. J'hésite, j'étais partie sur une base de vérités et voilà déjà, après trois mois mon premier mensonge: j'ai pris un numéro. L'insolent a voulu que je lui donne le mien mais je l'ai feinté, vous commencez à comprendre Etoile désormais. Du coup, j'ai prévu un stratagème indolore pour signaler à P. que j'ai le numéro du coursier du laborantin mais comment délivrer le truc. Je me dégoûte de continuer à mentir, à tromper, à rater la vie des gens comme ça. Car la mienne c'est un fait et je l'assume pleinement mais celle des autres est un enjeu tout aussi différent. P. est-ce que je l'aime? Franchement, je ne sais pas, car j'ai envie de le voir pleurer et souffrir tout ça car il m'a contrarié deux fois. Je veux même qu'il m'aperçoive en train de le duper amèrement, salement juste pour le choc, pour sa tête pour qu'il ait peur de moi. Et finalement le constat sera le même. Je serai soi-disant triste, ça finira en CDD. Et je lui ai dit d'ailleurs.
Aujourd'hui fini l'étranger, la maison sur trois étages, moi qui ne travaillerais pas car RC me l'a dit, soleil, sable fin et blanc, virées en van, la nuit le jour, pour aller embêter les autres, l'amour passionné, les étreintes sans fin, pas de son caractère colérique. Aujourd'hui, c'est ici, à moisir, Paris, le RER, le métro, le RER, le stress, la pluie, les manteaux de chez Zara, du hip-hop de plus en plus violent qu'on ne connaît pas là-bas mais juste du ragga so so flyyy. Le flyers de ma vie ne me fait plus rire, la beauté de ma voix toute tracée, l'oeil des gens qui me pensent bien lôtie. Je ne vois même plus par où je suis entrée dans ce gouffre tellement j'y suis profondément. J'ai pris du poids alors que je ne mange pas. Ma famille implose depuis le décès de la doyenne; la soeur de la mater, la traîtresse même du Diable dévoile au grand jour son masque, nature profonde qui m'avait déjà été révélé. Alors on est tous dans le voltage; c'est Dieu pour tous, chacun sa croix.
Ça ne me dégoûte même plus finalement, c'est l'ordre logique des choses ça.

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*je reste à Paris.

"Clair De Lune" - DEBUSSY

Posté par EtoileMourante2 à 18:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01.08.09

"I'm sitting here, in the boring room/It's just another rainy Sunday afternoon/I'm wasting my time/I got nothing to do" [>>]

SNC00512[Lorsque quelqu'un me rencontre, je lui demande ne pas m'apprécier, je ne suis pas à apprécier]

I'm driving around in my car
I'm driving too fast
I'm driving too far
I'd like to change my point of view
I feel so lonely
I'm waiting for you
But nothing ever happens and I wonder.


J'ai froid, j'ai des frissons alors qu'il fait chaud. Je me demande bien ce qui se passe. J'ai envie de Vodka (oui, avec une majuscule) ou de mentholées, ou mieux encore comme fumées nocives. Un repas savoureux se prépare, des salades, des grillades, des épices et des sauces. Et il est 21h06 là là, la nuit s'éveille, les gens vont sortir et un peu sans moi. J'ai beaucoup de mal à mettre des mots sur ça encore car je ne le digère pas et je préfère étouffer la fumée que de la dégager avec un eventaille ou autre chose. Je suis outrée, je me sens vieille et laide toujours.
Mon iPod, mon sauveur m'a lâché, quatre ans et demi avec, une drôle de séparation matérialiste car il en a vu, il m'a bercé dans tous les moments et a épongé les larmes, et a même permis que quelques une se versent. Alors j'ai pas pu attendre car je déboule en ce moment et c'est l'iTouch maintenant qui est censé m'isoler du commun des mortels mai qui me dépayse encore un peu.

J'ai envie de manger à m'en étouffer. Ben & Jerry's, tomate cerise, une Quatre Fromages, Chocoletti, Galak, Nutella, beignets à la banane. M'étouffer pour détruire.

"Lemon Tree" - FOOLS GARDEN

Posté par EtoileMourante2 à 22:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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